
Akureyri est la capitale du nord. Avec 17.000 habitants, cette petite ville qui borde l'océan arctique est la 2ème plus grande ville du pays (en excluant l’agglomération de Reykjavík). Akureyri est effectivement un grand carrefour culturel : s’y trouvent une université (la seule université en dehors de Reykjavík), plusieurs musées, un théâtre, une bibliothèque, hôtels et restaurants.
Localisation
Akureyri borde l’Eyjafjörður, le "fjord des îles". Elle est située au nord de l’Islande, près du cercle polaire. Toutefois, grâce au Gulf Stream et aux vents dominants, les températures y sont tout à fait clémentes. Il y fait sec, et chaud (jusqu’à 24°C en été). En hiver, Akureyri devient une station de ski prisée par les islandais et les étrangers.
Petit historique
Le nom de la ville signifie "pointe des champs d’orge". Akureyri est en fait depuis sa fondation une ville agricole. Au XVIème siècle, la ville est un carrefour commercial local. Mais ce commerce florissant est stoppé net par l’instauration du monopole danois en 1602. Il faut alors attendre 1760 pour que les habitants quittent la campagne environnante pour s’installer de façon définitive à Akureyri. Même après la levée du monopole, les Danois ont été très présents dans la ville. L’architecture en témoigne encore aujourd’hui.
La légende du sorbier de Laxdalshús
La plus ancienne maison d’Akureyri est située dans l’ancien centre-ville, Búðargil. Elle date de 1795. À côté de cette maison pousse un sorbier des oiseleurs, dont la caractéristique principale est de repousser après avoir été coupé.
La légende raconte l’histoire d’un frère et d’une sœur, accusés d’inceste. Avant d’être exécutés, ils demandèrent au Seigneur d’apporter, après leur mort, une preuve de leur innocence. Leur vœu se réalisa : un sorbier poussa à l’endroit exact où leur sang fut versé. L’arbre fut alors vénéré.
Après la Réforme, l’arbre fut abattu, pour lutter contre les superstitions. Mais au printemps, le sorbier renaquit sur sa souche. Il fut coupé encore, mais repoussa à nouveau. Année après année, il résista, et est encore debout aujourd’hui, symbole de l’innocence du frère et de la sœur.

      Visite guidée
La cathédrale
Tout comme à Reykjavík, l’un des principaux centres d’intérêt de la ville est sa cathédrale, construite en 1940. Peu surprenant lorsque l'on sait que l'architecte est le même : Guðjón Samúelsson. L’église d’Akureyri n’a pourtant rien d'exceptionnel, à part ses beaux vitraux. L’un vient de la cathédrale de Coventry, en Angleterre, en partie détruite lors de la seconde guerre mondiale.
Les 4 quartiers
Búðargil, l’ancien centre-ville se développe autour de Laxdalshús. Une statuette de þórr y fut trouvée au siècle dernier, une découverte archéologique extrêmement importante.
Grófargil, le nouveau centre-ville, où se trouve l’église, est surtout connu pour ses anciennes fabriques (laiterie, détergeant, margarine, abattoirs, …) de la coopérative KEA, une grande marque islandaise dont le premier magasin fut ouvert à Akureyri en 1906.

Oddeyri, le port industriel, est l’ancien site du þing (assemblée parlementaire) du nord de l’Islande. Jón Ánarson, le dernier évêque catholique d’Islande, y fut condamné à mort avant d'être exécuté avec ses deux fils en 1550 à Skalholt.
Glerárhverfi, le "village", au nord la Glerá, la rivière qui traverse la ville. À l’origine, ce village se trouvait à l’extérieur de la ville. Au début du XXème siècle, les gens les plus pauvres y construisaient des maisons en tourbe, interdites dans l’enceinte d’Akureyri. En 1955, Glerárhverfi fut finalement rattaché à la ville, mais est toujours appelé "le village".