De Code Genetics est un laboratoire, dont l’implantation a été très controversée. En 1996, ce groupe pharmaceutique est créé par un islandais, Kári Stefánsson.
Le but ? Se servir des codes génétiques de la population afin de trouver des médicaments. L’Islande, pays aux gènes très purs, est le terrain idéal pour ces recherches, car l’insularité de l’île a évité le brassage génétique et facilite donc le travail des chercheurs.
La base de données
Mais le groupe veut aller plus loin. De Code Genetics veut créer une base de données rassemblant les informations génétiques de la population. En 1998, peut-être moyennant une grosse donation (les rumeurs faisaient état de 250.000$), le parti de l’indépendance qui gouverne le pays, donne au De Code Genetics le droit de créer et utiliser cette base de données pendant 12 ans, à condition que les informations recueillies restent anonymes.
Si certains, un peu moins de 20.000, ont accepté de rendre public leur matériel génétique, la plupart des islandais sont contre le projet. Ils ont notamment peur de la divulgation de ces informations, et donc de la violation de leur vie privée.
En 2003, la Cour Suprême islandaise annule finalement l’accord. De procédures en procédure, De Code Genetics n’aura jamais pu utiliser la base de données.
Néanmoins, le laboratoire poursuit ses recherches. N’importe qui peut d’ailleurs, en échange d’un peu moins de 1000 dollars, faire analyser son matériel génétique. Une analyse qui permet de savoir si l’on est sujet aux maladies d’Alzheimer, aux crises cardiaques, ou aux cancers.