Droits homosexuels en Islande

Il fut un temps, peu éloigné, où le seul terme qui existait pour désigner un homosexuel en islandais était 'kynvilla', c’est-à-dire, 'aberration sexuelle'.

Il aura fallu plus de 10 ans de lutte pour voir enfin apparaître des mots non-péjoratifs, les créant de toute pièce comme il est souvent d’usage en islandais. Désormais, les Islandais parleront de 'lesbia' (lesbienne), 'hommi' (gay) et 'amkynhneigð' (homosexuel).

Car l’Islande avant les années 90 ne brille pas pour sa tolérance envers la communauté gay. Les coming-out publics sont quasi inexistants, certaines discothèques interdisent leurs entrées aux couples de même sexe.

Finalement, au début des années 90, l’Atlhing passe une loi pour lutter contre la discrimination. L’organisation islandaise gay et lesbienne est de plus en plus puissante, et les mentalités évoluent.

En l’espace de quelques années, l’Islande devient un modèle de tolérance. Les unions gay sont possibles depuis 1996. Sans porter le terme de mariage, dans les faits, les droits sont les mêmes que pour des couples hétérosexuels. L’adoption est, elle, permise depuis 2006.

Quand aux Islandais, ils acceptent volontiers l’idée d’une différence d’orientation sexuelle, et afficher son homosexualité dans les villes islandaises n’est plus un problème.

Le succès de la gay-pride à Reykjavik, organisée depuis 1999, est le symbole de cette tolérance : 90.000 personnes sont venues, cette année, assister au défilé, et aux spectacles organisés pour l’occasion.


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