À peine 5 kilomètres séparent ces deux hauts lieux touristiques islandais. Ici, l’eau règne en maître. Jaillissant du sol, soufrée et brűlante, ou se déversant dans une gorge de 70 mètres de profondeur.
Geysir
L’originel. 10 000 ans d’âge. Geysir (de l’islandais Gjósa, jaillir). Tous les geysers du monde lui doivent leur nom. Un simple cratère dans le sol craquelé. Et, régulièrement, des jets d’eau qui peuvent monter...
Au début du siècle dernier, une femme consacra sa vie à la défense de ces chutes. Sigríður Tómasdóttir, née dans une ferme toute proche dans les années 1870, et fille du propriétaire de Gullfoss. Lorsque des investisseurs veulent transformer le site en centrale hydroélectrique, Sigríður Tómasdóttir décida de se rendre à pied à Reykjavík (120 km), pour défendre sa cause. De désespoir, elle menaça également de se jeter dans les chutes. Un combat gagné. L’Etat islandais acheta lui-même le site, pour le protéger.
Gullfoss
Les chutes d’or. Elles doivent leur nom à l’arc en ciel qui enjambe les gorges les jours de beau temps. Moins impressionnantes que Dettifoss ou Goðafoss, les chutes de Gullfoss sont néanmoins les plus accessibles, et donc, les plus visitées.
De 32 mètres de haut, avec un débit de 130m3 par seconde (contre 500 pour Dettifoss) en été, les chutes plongent dans des gorges de 2.5 kilomètres de long. Deux chutes en fait, très larges, perpendiculaires l’une par rapport à l’autre.
L’humidité y est bien sûr omniprésente. Même les jours de beau temps, tout visiteur s’aventurant sur les berges des chutes en ressort immanquablement trempé.