Identification
Les moutons ont un corps trapu recouvert d’une toison épaisse. Leur museau est long, les pattes courtes et la queue tronquée. Les différentes races s’identifient essentiellement grâce aux cornes.
Le mouton est arrivé en Islande avec les premiers colons. L’insularité et donc l’isolement aidant, le mouton islandais est aujourd’hui l’une des dernières races pures de mouton. L’une de ses particularités : le poil. Sa couleur et ses motifs sont très variés : du blanc au noir en passant par les gris, crèmes, etc. Surtout, la longueur du poil peut atteindre 18cm. L’un des poils de mouton les plus longs du monde.
Les mâles comme les femelles peuvent avoir des cornes.
Les Islandais élèvent ces moutons pour leur viande, leur lait et leur laine. Le mouton est d’ailleurs l’un des plats préférés des Islandais : tête de mouton bouillie, testicules de bélier, …
Les moutons vivent en général en groupe assez compact. Cependant, en Islande, on les voit souvent par petits groupes de deux ou trois individus, éparpillés dans la nature. Rarement plus.
La communication se fait via le bêlement ou par marquage olfactif.
Comportement
Les moutons islandais vivent en liberté de mai à septembre. On les croise tout le long des routes islandaises. Ils sont deux fois plus nombreux que la population humaine de l’île, soit environ 700 000 moutons. Et tout ce petit monde passe sa journée à brouter…
L’herbe fraiche et aromatique qu’il broute pousse d’ailleurs sur des sols non-pollués puisque l’Islande ne possède pas d’industrie lourde. Ce qui rajoute à la saveur de la viande.
La journée du mouton : un jour dans l’année, en septembre, les propriétaires des moutons rapatrient leurs bêtes dans des enclos circulaires et compartimentés. Là, ils trient et récupèrent leurs moutons. C’est une journée extrêmement importante dans la vie des islandais, très ancrée dans le folklore national.
Dès la veille, tous les éleveurs d’une région parcourent la lande à cheval, et commencent à rapatrier les moutons. Le lendemain, le triage commence. Les moutons sont introduits dans un enclos circulaire et divisé en petites sections. Une section pour chaque propriétaire. À son arrivée dans l’enclos, le mouton, marqué, rejoint la zone de son propriétaire. Le tri dure toute la journée. Pendant ce temps, la chasse aux moutons dispersés dans la nature se poursuit.
Laine
À la fin du XVIème siècle, l’évêque de Hólar (nord de l’Islande) se fait en partie payer par des lainages tricotés. Cette notion de tricot est d’ailleurs relatée dans la Bible de Holar à la même époque, probablement par le même évêque. La robe du Christ y est dite tricotée et non tissée.
Depuis cette époque, la laine islandaise s’est construite une solide réputation. C’est une laine excessivement chaude.
Tissée ou tricotée, elle est aussi imperméable. Les vikings utilisaient cette laine pour tisser les voiles de leur navire.
Les pulls islandais font aujourd’hui partie intégrante du folklore. Ils sont facilement reconnaissables aux tours de cou très colorés, aux formes géométriques dessinées. Bien sûr, les Islandais eux-même les apprécient et les portent. Les touristes également ne se privent pas de repartir au pays avec un pull, ou autre produit à base de laine, dans la valise.