Snæfelsness
Vers le cœur du monde



L’ouest de l’Islande. Cette péninsule, aux côtes vertes et à l’intérieur montagneux et volcanique, est magique. Presque mystique par endroit. Tout au bout, le Snæfelsjökull servit d’entrée à Jules Verne pour son Voyage au centre de la terre. Un parc national, créé en 2001, protège la beauté des lieux. Ici, la nature règne en maître.




Localisation

Plein ouest, la péninsule pointe son doigt vers le Groenland et les Amériques. Un chemin d’ailleurs suivi par Erík le Rouge il y a environ 1000 ans. Reykjavík est loin au sud, même si par beau temps, les hauteurs des montagnes volcaniques du Snæfelsness peuvent être aperçues depuis la capitale.

Au nord, la péninsule abrite un fjord, le Breiðafjördur, moucheté de plus de 2500 îles, parmi lesquelles Flatey.


Le troll Bárðar fut le premier habitant du Snæfelsjökull. Il y vivait avec ses trois filles. Mais un jour, par accident, une de ses filles est emportée par un iceberg. Elle aurait finalement débarqué au Groenland dans la colonie d’Erik Le Rouge. Mais Bárðar prend très mal la disparition de sa fille, et pourchasse les deux garçons présumés responsable de l’accident. L’un deux, Rauðfeldar, est rattrapé par le troll qui le pousse dans un précipice qui porte désormais son nom. Le second, Arnar, est jeté du haut d’une falaise désormais appelée Arnarstapi. Pris de remord, Bárðar s’exila dans une grotte au pied du glacier. Aujourd’hui encore, son nom est maudit.


      Visite guidée

Le Snæfelsjökull

Le joyau de la péninsule. Souvent appelé le Fujiyama islandais, car de loin, sa calotte glacière lui donne des faux-airs du mont Fuji. D’ailleurs, comme son homologue japonais, le Snæfelsjökull est réputé détenir des pouvoirs ésotériques, mystiques : il est considéré comme l’un des sept chakras, ou points d’énergie, de la planète.

Le Snæfelsjökull, est à la fois volcan et glacier. 1448m de haut. Sa calotte de glace, qui malheureusement se réduit année après année (11km² à l’heure actuelle) cache l’entrée du cratère, profond de 200m. Le volcan est inactif depuis plus de 2000 ans.

La première ascension du Snæfelsjökull eut lieu en 1754. Aujourd’hui, avec l’aide d’un guide, grimper au sommet du volcan est monnaie courante. Et la vue d’en haut vaut le détour : entouré par l’océan, surplombant le plus beau glacier d’Islande. Parfois, un curieux arc-en-ciel circulaire accueille les visiteurs.


"Je voyais les vallées profondes se croiser en tous sens, les précipices se creuser comme des puits, les lacs se changer en étang, les rivières se faire ruisseaux. Sur ma droite se succédaient les glaciers sans nombre tels les pics multipliés, dont quelques-uns s’empanachaient de fumées légères. Les ondulations de ces montagnes infinies, que leur couche de neige semblait rendre écumante, rappelaient à mon souvenir la surface d’une mer agitée. Si je me retournais vers l’ouest, l’Océan s’y développait dans sa majestueuse étendue, comme une continuation de ces sommets moutonneux. Où finissait la terre, où commençaient les flots, mon œil le distinguait à peine."

Jules Verne, Voyage au centre de la terre



Búðir

Moment d’exception. Seul, sous les vents de l’Atlantique qui fouettent le plateau. Autour, l’église noire, quelques tombes. Et rien d’autre. Le silence. L’Eglise de Búðir se détache sur les sables clairs et sur les violets des montagnes qui l’entourent. L’Eglise est pourtant récente, 1987. Mais d’une sobriété, et d’une beauté rare.

Les colonies de phoques

Non loin de Búðir, les plages de sable respirent la tranquillité. Un havre de paix idéal pour ces colonies de phoques. En petits groupes, toujours méfiants, mais pourtant curieux dès qu’un visiteur s’amène, les phocidés se prélassent au soleil de minuit. Les minuscules îlots de rocaille volcanique qui bordent les côtes leur offrent autant de refuges.

Arnarstapi

Entouré par les laves, ce petit port de pêche succombe comme les autres au mysticisme environnant. Des elfes sont réputés habiter pas loin, près d’un lac. Des falaises noires tombent dans la mer couvertes de mouettes. Parfois leur basalte est troué par l’érosion de la mer : la superbe arche appelée Gatklettur, située à l’ouest du port, mérite à elle seule le détour.


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