Si les danois et les norvégiens sont traditionnellement plus attirés par l’Europe occidentale et du nord, les Suédois eux vont plus explorer les contrées de l’Est, notamment la future Russie.
Un siècle avant les premiers raids à l’ouest, les vikings suédois, ou Varègues, entretiennent des relations marchandes très étroites avec les peuples de Finlande, puis au-delà. Ils se déplacent sur les fleuves pour découvrir de nouvelles contrées et nouvelles richesses.
Comme à l’ouest, les vikings se sont également lancés dans des pillages. Et, comme à l'ouest, ils se sédentarisent. Installés, les Vikings deviennent les Rus. C’est le début de la Russie.
Ils fondent notamment Kiev et font de Novgorod un grand centre commercial, avant de descendre encore plus au sud, et d’atteindre Constantinople.
En 862, l’un de ces Rus devient le premier prince de Novgorod. Fils de Haffdarne, un viking suédois, Rurik est appelé par les populations slaves pour mettre fin à leur division interne. Sa dynastie, les Riourikides, règnera sur les principales villes ukrainiennes et russes jusqu’en 1598.

Après avoir essayé sans succès de faire tomber la capitale byzantine, des accords commerciaux sont mis en place.
À la suite de ces accords, l’empereur négocie avec les Varègues l’arrivée de quelques mercenaires pour se protéger. Des scandinaves intègrent donc l’armée byzantine. Par extension, le terme "Varègue" fini par désigner la garde rapprochée du Basileus, le roi de Constantinople. Une sorte d’armée dédiée à la protection du souverain, au départ aux effectifs 100% scandinaves. Leur principal fait d’arme : avoir défendu Constantinople lors de la IVème croisade. Le plus célèbre d’entre eux, le Roi Harald III de Norvège, est surnommé "le dernier des Vikings". Il servit dans la capitale byzantine de 1035 à 1043, le temps de participer à 18 batailles.
En 1204, la garde Varègue est dissoute.